Nuée d'Iris

Intervention artistique au 25 rue de Tolbiac, Paris
année
2020
catégorie
matériaux
couleur sur briques de verre industrielles
Architecte
Vilo Bach

Nuée d'Iris

Intervention artistique au 25 rue de Tolbiac, Paris
année
2020
catégorie
matériaux
couleur sur briques de verre industrielles
Architecte
Vilo Bach

Ce projet de réhabilitation et d'extension de l'immeuble situé au 25 rue de Tolbiac comporte un mur mitoyen de 9 étages, composée d'un assemblage de briques de verre de forme carrée. Le but de ce geste architectural étant de laisser passer le plus de lumière naturelle à l'intérieur du bâtiment, il m'a paru évident de ne pas intervenir sur la surfaces des briques de verre mais de travailler sur l’épaisseur de cette peau lumineuse. Depuis presque 30 ans, la référence à la lumière naturelle est au coeur de mes interventions dans des contextes architecturaux et des sites paysagers. Mes recherches s'inscrivant essentiellement dans un langage sculptural, ce qui m'intéresse, c'est de mettre en relation les qualités d'un matériau avec la transformation continue de la lumière sur un site.
L'objet premier de cette intervention est une mise en relation physique et optique entre la façade en verre et la lumière naturelle. La présence d'un écran composé de 13'500 briques de verre a éveillé dans mon imaginaire la représentation d'une image pixelisée, articulée avec le prisme en verre qu'Isaac Newton a expérimenté en 1666. Lorsqu'un rayon du soleil passe au travers d'un prisme, il se décompose et fait apparaître les couleurs de l'arc-en-ciel, ces couleurs étant propres à la lumière et non au prisme en verre qui la décompose. De cette expérience, Isaac Newton a retenu sept couleurs : rouge, orange, jaune, vert, bleu, indigo et violet. Au moyen des 30 couleurs que j'ai choisies pour ce projet, je n'ai fait qu'amplifier le dégradé qui décline ces nuances, afin que l'intensité de la couleur déposée, permette à l'oeil de les capter comme un ensemble homogène, qui éveille en nous la sensation d'une transformation presque imperceptible, mais continue, selon le point de vue du spectateur, selon l'intensité de lumière présente sur le site, selon les saisons, les interférences lumineuses du soir ou de la nuit. C'est à ce point que commence le travail de la sculpture, à travers une mise en relation entre l'alignement orthogonal de l'assemblage des briques et le déploiement de la couleur suivant méticuleusement la progression des sections triangulaires propres au cercle chromatique. Cette oeuvre, monumentale, «respire» selon le rythme de l'intensité de la lumière sur le site, selon les interférences liées à la transparence du verre qui révèle la couleur et qui parfois la met en concurrence avec d'autres reflets. Depuis la rue, une sensation d'ensemble homogène s'impose à la vue, alors que depuis l'intérieur, sur chaque étage du bâtiment, les usagers ont une expérience visuelle et sensuelle par «coupes horizontales» d'une répartition apparemment aléatoire des couleurs.

  • Carmen Perrin
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© carmen perrin